La miséricorde triomphe du jugement, partie 2 - Kris Vallotton

décembre 4, 2015

Un acte violent de Grâce

Il semble que cela ne traverse jamais l’esprit de certains croyants : nous ne sommes pas rentrés dans le Royaume grâce à nos œuvres mais au travers de la Sienne (celle de Christ). Les pécheurs qui se disciplinent pour agir de la bonne façon restent des pécheurs qui ont besoin d’un sauveur. Personne ne peut entrer au Ciel grâce à son comportement ! Essayer de rentrer au Ciel par un comportement discipliné, c’est croire en sa propre justice et c’est horrible aux yeux de Dieu !

Jésus a dit : « La Loi et les Prophètes ont été proclamés jusqu’à Jean ; à partir de ce moment l’évangile du Royaume a été prêchée, et tout le monde entre en forçant le passage » (Luc 16:16 ; NASB traduite). La loi disait : « Tu ne peux pas entrer dans le Royaume car tu n’as pas suivi toutes les règles ! » Les prophètes ont poursuivi sur ce même thème, proclament le jugement sur le monde de notre méchanceté. Et puis, soudain, une chose extraordinaire s’est produite ; des personnes injustes commencèrent à transformer la Croix de Christ en un bélier et par un acte violent de grâce ils ont forcé leur entrée dans le Royaume !

Secouer le sel

Jésus nous a dit : « Vous êtes le sel de la terre ; mais si le seul perd sa saveur, comment la lui rendre ? Il n’est plus bon à rien, sauf à être jeté et piétiné par les hommes. » (Matthieu 5:13 ; NASB traduite). A l’époque de Jésus, ils n’avaient pas réfrigérateurs pour stocker leur nourriture. Le sel était le principal moyen à disposition pour conserver leur viande et leurs volailles. A travers cette analogie, le Seigneur nous enseigne que l’Église est un élément, qui dans la société, préserve la culture de la colère de Dieu et de la destruction des forces démoniaques. Joseph en est un très bon exemple. Il a libéré une bénédiction globale au travers de sa vie juste. Sa présence en Egypte a permis aux Israélites et aux Egyptiens d’être épargnés par une famine mondiale.

Jésus a aussi dit que lorsque le sel devient sans saveur, il n’est plus bon à rien, sauf à être piétiné par les hommes. En d’autres termes, les gens de l’époque testaient le sel et s’il n’était plus salé, ils savaient qu’il ne permettrait pas d’empêcher leur nourriture de se détériorer. Il est important de se rappeler que Jésus ne parle pas vraiment de la conservation de la viande, mais Il décrit le Corps de Christ. Alors qu’est-ce que cela signifie de devenir sans saveur ? Cela implique que nous avons arrêté de préserver le monde. On peut facilement constater que l’Eglise est devenue sans saveur car nous commençons à prophétiser contre les gens que nous sommes sensés préserver.

Re-Présenter Christ

L’Église est non seulement ce qui préserve (le sel), mais nous sommes également la révélation (la lumière). Dans l’évangile de Matthieu, Jésus a dit : « Vous êtes la lumière du monde. Une ville au sommet d’une colline ne peut être cachée » (Matthieu 5.14 NASB traduite). Qu’est-ce que cela signifie d’être la lumière, et qu’est-ce que nous illuminons? Nous donnons un coup de projecteur sur la nature de Dieu, sur Sa façon de penser et d’agir, dans les affaires des hommes. Nous sommes la révélation du Père et Sa lettre d’amour au monde. Nous re-présentons Christ aux perdus. Le monde nous regarde pour comprendre, à travers les yeux de Dieu, les événements qui se passent dans le monde. Lorsque nous donnons une image fausse de notre Père Céleste, le monde a une perspective de Dieu voilée.

Jacques et Jean sont de bons exemples de comment beaucoup donnent une fausse image de Dieu. Les « Fils du Tonnerre » voulaient appeler le feu de ciel pour détruire une ville, mais Jésus leur dit : « Vous ne savez pas quel esprit vous anime » (Luc 9:54-55, NASB traduite). Je trouve que c’est intéressant de voir qu’il s’agit du même Jean qui écrivit à ses chers amis et nous exhorta à : « Ne pas nous fier à tous les esprits, mais de tester les esprits afin de voir s’ils viennent de Dieu, car beaucoup de faux prophètes sont dans le monde » (1 Jean 4:1 ; NASB traduite). J’imagine qu’il a reçu la révélation, au travers de sa propre expérience (d’avoir écouter le mauvais esprit), que même les apôtres de Jésus pouvaient être influencés par l’enfer.

Notez maintenant que son exhortation continue dans le même chapitre : « Chers amis, aimons-nous les uns les autres… Il n’y a pas de peur dans l’amour ; mais l’amour parfait chasse la peur, car la peur implique le châtiment, et celui qui a peur n’est pas parfait dans l’amour » (1 Jean 4:18 ; NASB traduite). Ces versets ont été écrits dans le contexte de tester les esprits. En d’autres termes, nous testons les esprits en les examinant à la lumière des qualités de l’amour. Lorsque nous lisons les qualités de l’amour qui sont énoncées clairement dans la lettre aux Corinthiens, et que nous comprenons que la peur n’a pas de place dans l’amour, nous devons alors nous demander quel esprit encourage des prophéties de jugement. La plus grande tragédie est que, la révélation que le monde reçoit de ces voix, amène les gens à penser que notre Père est un Dieu en colère qui cherche une opportunité pour les punir.

L’apôtre Jean a posé sa tête sur la poitrine de Christ et a été transformé d’un homme en colère, « fils du tonnerre », en Jean, celui que Jésus aimait. Il est temps pour les prophètes de Dieu de poser leurs têtes sur la poitrine du Maître et d’entendre à nouveau le battement de cœur du Ciel.

Jésus a dit : « Si la lumière qui est en vous est ténèbres, ô combien ces ténèbres sont grandes ! » (Matthieu 6:23 ; NASB traduite). Si nous sommes la lumière du monde et que nous parlons contre les gens qui sont déjà perdus dans la nuit, ô combien les ténèbres sont grandes ! De la même manière, lorsque nous représentons Dieu comme quelqu’un qui veut détruire l’Amérique à cause de quarante millions de bébés qui ont été avortés dans notre pays, nous perpétuons le même problème que nous essayons de résoudre. Les gens tuent leurs bébés car ils ne connaissent pas ou ne comprennent pas l’amour du Père. Cela a-t-il du sens de dire aux gens que Dieu est tellement en colère que nous tuions notre jeunesse, qu’Il va nous donner une leçon en tuant un grand nombre de gens en plus ? Notre Père est-il si unidimensionnel dans Son être qu’Il n’a qu’une seule réponse à tout ce que fait l’homme de mal ?

Pouvez-vous imaginer l’impact négatif que cela aurait sur votre fille si elle venait vous voir pour vous dire qu’elle s’est faite avortée, et qu’en réponse vous pétiez les plombs et que vous essayiez de la tuer ? Si vous réagissez sous le coup de la rage, je suggèrerai que votre manque d’amour est pour une grande part dans sa décision de subir un avortement.

Lorsque nous révélons Dieu au monde, il est essentiel que nous communiquions la lumière, la vie et l’amour. L’amour ne punit pas et ne crée par la peur. Je ne crois personnellement pas que Dieu soit furieux contre les pécheurs. En revanche, je crois qu’Il est attristé par le comportement destructeur du monde. Mais la tristesse et la colère ne sont pas deux choses identiques.

L’amour nécessite le libre arbitre

Chaque fois que nous voyons des actes cruels et destructeurs qui blessent profondément le cœur de Dieu, nous devons nous rappeler de la profondeur de Son désir à partager l’amour. La nature de l’amour est telle que nous devons être en mesure de choisir. Si Dieu nous avait enlevé le choix, alors les gens ne se comporteraient que de la façon dont Dieu leur aurait programmé. Les guerres cesseraient, la faim n’existerait plus, et la pauvreté serait un lointain souvenir. Mais alors le cri désespéré du cœur humain, qui bat passionnément pour une relation d’amour avec le plus merveilleux Être de l’univers, disparaitrait aussi.

Jour après jour, un Créateur aimant regarde vers une planète brisée. Il désire ardemment voir le jour où, l’objet de Son affection marchera main dans la main avec Lui, entrant dans une indescriptible beauté, dans les halls de l’éternité. Pendant ce temps, la destruction continue, non pas parce que Dieu est en colère contre les hommes, mais plutôt parce que les hommes choisissent de tuer, voler et détruire. Voilà le fruit de ceux qui ont choisi le mauvais « amoureux » (Satan).

En attendant, un ennemi haineux harcèle un monde blessé et désespéré. Il cherche à nous paralyser par la peur, à nous démoraliser avec ces prédictions arrogantes et destructives, et à nous endurcir par le désespoir. Et pourtant, le futur appartient à ceux qui prient. La prière est un pont entre ce qui devrait être et ce qui sera. La prière assidue d’un peuple juste déterminera en fin de compte de la destinée de nos enfants. Par conséquent, il est de notre responsabilité de laisser en héritage à ceux qui ne sont pas encore nés, un monde en réveil. Ce qui a un réel poids dans l’éternité et qui pour notre Créateur est le point culminant, c’est que les royaumes de ce monde deviendront le Royaume de notre Dieu.

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